NOUS AVONS FAIT UNE PETITE BALADE AU CHATEAU DE LA REINE BLANCHE
SON HISTOIRE :
Créés au début du XIIIe siècle (1204-1208) par les moines de l'abbaye de Chaalis au c½ur de la forêt de Chantilly, ils s'étendent sur plus de 40 hectares épousant le cours de la rivière Thève.
Ils ont été aménagés par ces moines, pour en faire un vivier à poissons. Au cours des siècles ils ont perdu cette fonction, pour devenir une réserve d'eau alimentant tout le système hydraulique de la basse vallée de la Thève.
Étang de la loge, au lever du jour
Aujourd'hui c'est un lieu de promenade, grâce aux chemins de terre, ombragés d'arbres parfois centenaires, qui encerclent les quatre plans d'eau surplombés par le château de la Reine Blanche.
La réputation des étangs a largement dépassé les frontières de la région de Chantilly, aujourd'hui nombreux sont les promeneurs ou pêcheurs à venir dans ce lieux.
La venue de nombreux visiteurs accélère le processus de détérioration déjà bien entamé par les siècles. C'est pourquoi un programme de restauration a été lancé par le parc naturel régional Oise-Pays de France, pour tenter de préserver ce lieu unique pour lequel aucun travail n'a été entrepris depuis sa création au XIIIe siècle.
LE CHATEAU DE LA REINE BLANCHE :
Le « Château de la Reine Blanche », situé à l'extrémité ouest des étangs de Commelle, fut bâti sur l'emplacement d'un ancien moulin de tanneur (1426) désigné, autrefois avec ses dépendances, sous le nom de "Logis de Viarmes".
Le château de La Reine Blanche, Coye
A l'origine, il était un castel fortifié appelé la Loge de Viarmes, construit pour protéger le vivier à poissons, créé par les moines de l'Abbaye de Chaalis.
Le bâtiment change de fonction au fil des siècles. Moulin de tanneur en 1426 et à fouler le drap en 1533. En 1765, Louis V Joseph de Bourbon-Condé en fit un moulin à blé puis une manufacture de papier en 1787. Lorsque la propriété fut vendue en 1823 à un certain Gandulphe Adryane, elle avait pour dénomination "Moulin de la Loge de Viarmes". L'édifice principal, de forme carrée à quatre niveaux, était flanqué de tourelles aux angles. Au début du XIXe siècle, d'autres corps de bâtiment avaient été construits, adossés aux faces nord et ouest, en tant que logement et entrepôt (grains, meules, matériel et farine). Ces infrastructures furent complétées d'écuries, étables, appentis et hangars.
Le 25 mars 1825, Louis VI Henri de Bourbon-Condé, acquit l'ensemble et chargea son architecte, Victor Dubois, de le reconvertir en rendez-vous de chasse. Les deux derniers des trois corps de bâtiments furent démolis pour ne laisser que le pavillon carré, en fort mauvais état. Les tourelles furent alors consolidées par des contreforts et coiffées de terrasses en plomb dissimulées par des balustres ajourées en pierre sculptée. Les fenêtres de forme ogivale, un balcon sculpté sur console à tête d'animaux et l'encastrement de trois statues de chevaliers vinrent compléter ce tableau d'inspiration troubadour. À l'intérieur (qui ne se visite pas), les pièces sont voûtées, sur croisées d'ogives en pierre, et abritent une cheminée basse, en marbre blanc et aux motifs sculptées.
Henri d'Orléans, duc d'Aumale
Les trois chevaliers qui décorent la façade ont été ajoutés en 1846 par le duc d'Aumale Henri d'Orléans, propriétaire du domaine de Chantilly dont il fit don à l'Institut de France à sa mort.
Du pur style néo-gothique, très en vogue au XIXe siècle, que l'on retrouvera plus tard au château de Pierrefonds.
DES LÉGENDES CIRCULENT AU SUJET DU CHATEAU DE LA REINE BLANCHE
La première :
le château aurai été construit sur les ruines d'une forteresse ayant appartenu à Blanche de Castille.
La seconde raconte qu'une dame blanche hante les lieux . Les nuits de pleine lune , on peut parfois apercevoir le fantôme de cette dame mystérieuse ...